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Commune de Walcourt — Province de Namur

Histoire complète de Berzée

700 tombes romaines

Au lieu-dit « les Villées », on a découvert environ 700 tombes de l'époque romaine, sans doute liées à la villa romaine de Rognée, toute proche.

Le nom du village apparaît au XIIe siècle sous la forme Berezeis. Son origine est incertaine : il pourrait venir du « domaine de Berico », un nom de personne gaulois, ou d'un nom germanique ou romain. Avant 869, Berzée appartient à la puissante abbaye de Lobbes.

Les seigneurs et le château fort

Au XIIIe siècle, la seigneurie est un fief de Thy-le-Château, dans le comté de Namur. Les premiers seigneurs seraient une branche cadette de la maison de Walcourt, d'après leurs armoiries. En 1225, Jean de Berzée fait des dons à l'abbaye d'Aulne, qui obtient en 1243 le patronage de l'église et une partie des dîmes ; une autre partie revient, une cinquantaine d'années plus tard, à l'abbaye du Val-Saint-Georges, près de Namur.

Les parties les plus anciennes du château fort datent du XIIIe ou du XIVe siècle. Au XVe siècle, la seigneurie passe aux Oultremont, puis aux Berlo. En 1588, Jacques de Berlo épouse Claude de Namur, et c'est leur fils cadet qui devient seigneur de Berzée. Au début du XVIIe siècle, vers 1622, le château fort est transformé en résidence seigneuriale. Il est aujourd'hui classé.

L'église de 1584

L'église actuelle est consacrée en 1584, et son clocher est achevé en 1612. Le presbytère est construit en 1759, et l'église est remaniée en 1766.

1653 : sorcières, Condé et désolation

Le milieu du XVIIe siècle est une période terrible. En 1653, un procès en sorcellerie a lieu à Berzée. La même année, les habitants refusent de payer aux troupes du prince de Condé une « sauvegarde » de 300 pistoles, une somme exigée en échange de la promesse de ne pas piller le village. Les soldats y mettent le feu.

Trois ans plus tard, en 1656, il ne reste plus que deux ou trois habitants à Berzée. En 1738, la seigneurie passe à la famille de Trazegnies, qui la garde jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.

Fer, chaux et chemin de fer

Berzée vit surtout de l'agriculture, mais on y extrait aussi du minerai de fer. Au début du XIXe siècle, une platinerie, un atelier où l'on fabriquait des plaques de fer, s'installe au village, et à la fin du siècle, un four à chaux y emploie une dizaine d'ouvriers.

En 1848, le chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse arrive à Berzée. On projette même une ligne secondaire tirée par des chevaux vers Laneffe.

Notre-Dame de Grâce

En 1909, le culte de Notre-Dame de Grâce s'installe à Berzée. C'est l'abbé Vital Prélat, curé du village pendant 42 ans et mort en 1945, qui reçoit l'image. Elle reproduit un tableau peint à Rome en 1609, attribué au carme Dominique de Jésus-Marie, qui passa ensuite au duc de Bavière puis à Vienne. Les nombreux ex-voto qui décorent l'église témoignent de la ferveur des pèlerins. La fête a lieu chaque deuxième dimanche de juillet, avec un pèlerinage.

En 1951, l'architecte Simon Brigode restaure entièrement l'église. En 1977, Berzée perd son statut de commune et rejoint Walcourt.

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