Commune de Sambreville — Province de Namur
Le nom d'Auvelais, en wallon Auvlè, pourrait venir d'un mot celtique désignant une pommeraie. On le trouve sous de nombreuses formes : Avoloit en 1113, Auvlois en 1138, Aulois en 1151, Aveloiz en 1182 ; la forme Auvelois, apparue en 1444, figure sur le sceau communal. Des découvertes archéologiques montrent que le site était habité à l'époque romaine.
Jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, Auvelais est formé de deux parties indépendantes. Auvelais-le-Comté appartient pour trois quarts à l'abbaye de Floreffe, dans le comté de Namur, et pour un quart au chapitre de Fosses, dans la principauté de Liège. Auvelais-le-Voisin, avec La Larronnerie et La Sarthe, relève de la principauté de Liège. Il y a donc deux communautés et deux seigneuries.
La frontière entre le pays de Liège et le comté de Namur passait par la route d'Éghezée, le chemin de Besonry à Rominet, la rue de la Sarthe jusqu'au pont sur la Sambre, puis les rues du Voisin et des Aises jusqu'à la chapelle Saint-Roch. Une pierre sculptée près de la piscine porte encore l'inscription « Commune des deux Auvelois, l'an 1802 », et l'on conserve les deux cachets de mairie de 1806.
En 1833, Auvelais construit une église et une maison communale, place Communale. Devenue trop petite et vétuste, l'église est remplacée par l'église Saint-Victor, néoromane, consacrée par Mgr Heylen, évêque de Namur. En 1871, une chapelle de la Sainte-Vierge est bâtie pour un hospice de vieillards, et en 1887 Arsimont se sépare d'Auvelais. Au quartier de La Sarthe, l'église Sainte-Barbe, gothique, est construite en 1906-1907 par l'architecte Lange.
Les 21 et 22 août 1914, au début de la bataille de Charleroi, l'armée française tente d'arrêter les Allemands sur la Sambre, à Auvelais, Tamines et Arsimont ; de nombreux soldats français, en particulier des Bretons, y tombent. Le 21 août, l'armée allemande exécute 44 civils à Auvelais et détruit 127 bâtiments.
En 1917, les Allemands aménagent sur les hauteurs un cimetière militaire français, qui abrite les tombes de 1 268 officiers et soldats. En 1934, pour le vingtième anniversaire, un comité d'anciens combattants y élève un « Phare du Souvenir » à la mémoire des Bretons. Le monument aux morts, d'abord près de l'église, est déplacé en 1938.
En 1977, Auvelais fusionne avec six communes voisines pour former l'entité de Basse-Sambre, qui prend en 1978 le nom de Sambreville ; Auvelais en devient le chef-lieu. L'ancienne maison communale de 1833 a disparu dans un incendie ; un second bâtiment, aménagé en 1925, devait devenir l'hôtel de ville de Sambreville, avant la construction d'un nouveau complexe administratif, culturel et sportif.
Auvelais a vu grandir les joueurs de tennis Christophe et Olivier Rochus, l'écrivain Thierry Haumont, prix Rossel 1985, et le comédien Bernard Perpète, figure de la RTBF. Le lundi de Pâques, le village fête son carnaval, et en mai, « Sambreville la Médiévale ».
Pour prolonger la découverte d'Auvelais, à voir aussi sur l'Annuaire Wallon en Vidéo : GSM Solution et Chez le Capitaine.
Cette page est écrite à partir de sources publiques et elle peut toujours s'enrichir. Vous avez une information, un souvenir de famille, une vieille photo ou une carte postale ? Vous avez repéré une erreur ? Écrivez-nous : chaque information est vérifiée avant d'être ajoutée, corrigée ou retirée.
[email protected]