Commune de Ham-sur-Heure-Nalinnes — Province de Hainaut
Ham-sur-Heure est traversé par l'Eau d'Heure, un affluent de la Sambre. Il comprenait autrefois le Bourg et Beignée, avec quelques hameaux ; ses habitants, les Hamois, portent le surnom de « Bourquî ».
Le village apparaît en 868-869 dans le polyptyque, le grand inventaire des biens, de l'abbaye de Lobbes, à laquelle il appartient au IXe siècle avant de passer à des seigneurs laïcs. Un château est construit à la fin du XIe siècle.
Ham-sur-Heure fait partie de la principauté et du diocèse de Liège jusqu'à la Révolution. La seigneurie passe successivement aux seigneurs de Florennes (977-1075), de Morialmé (1075-1256) ; en 1207, Arnould de Morialmé donne le fief au chapitre de Fosses-la-Ville. Viennent ensuite les Condé (1256-1413) et les Enghien (1441-1487).
En 1487-1489, Richard de Mérode devient seigneur de Ham-sur-Heure, et sa famille garde le fief jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. En 1583, le village est incendié par des pillards venus du Brabant, alors en guerre contre la principauté de Liège.
En 1638, les récollets construisent une chapelle dédiée à saint Roch, protecteur contre la peste. La même année naît la marche Saint-Roch, qui défile chaque année le dimanche après le 15 août : une procession escortée d'une marche militaire, en uniformes d'époque.
Son règlement en 16 articles, rédigé le 29 septembre 1890 par Odilon Haye, alors président de la marche, est le plus ancien règlement écrit et complet connu parmi les marches de la région. En 2012, les marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse, dont celle de Ham-sur-Heure, sont inscrites au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'Unesco.
Richard Lambert Trouvez, né à Ham-sur-Heure en 1585, devient franciscain sous le nom de Richard de Sainte-Anne. Missionnaire au Japon, il y meurt brûlé vif à Nagasaki en 1622 ; il a été béatifié. En 1903, l'église Saint-Louis de Beignée, néogothique, est construite grâce à des dons faits en son honneur.
Le château est transformé aux XVe, XVIe, XVIIIe et XIXe siècles. Il reste aux Mérode jusqu'en 1941, passe par héritage aux Oultremont, puis est vendu à la commune en 1952 : il devient la maison communale de Ham-sur-Heure, puis de toute l'entité de Ham-sur-Heure-Nalinnes. L'ancienne maison communale, de style Louis XIII, date de 1867. Le château de Hameau, néoclassique, de la première moitié du XIXe siècle, est devenu en 1964 une maison de repos, « Le Castel ».
L'église Saint-Martin, néogothique, est bâtie de 1876 à 1881 sur les plans de l'architecte Jos Schadde. Elle abrite un retable de la Vierge classé et un orgue d'Émile Kerkhoff de 1906 ; elle est entièrement restaurée de 1989 à 1994.
En août 1914, des combats ont lieu à l'est et à l'ouest du village, où l'artillerie française accueille les troupes allemandes. À la fin de la guerre, ce sont des soldats australiens qui libèrent Ham-sur-Heure.
En 1977, Ham-sur-Heure fusionne avec Nalinnes, Cour-sur-Heure, Jamioulx et Marbaix pour former la commune de Ham-sur-Heure-Nalinnes, dont le château est la maison communale. Aux fêtes, les Hamois chantent toujours leur fierté en wallon de la région de Charleroi.
Pour prolonger la découverte de Ham-sur-Heure, à voir aussi sur l'Annuaire Wallon en Vidéo : Château de Ham-sur-Heure, Natur'Ham et L'Heure des Gourmets.
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