Accueil Chaîne YouTube Je m'inscris
← Trivières

Commune de La Louvière — Province de Hainaut

Histoire complète de Trivières

Trois chemins ou trois rivières

L'origine du nom est discutée. La plus probable le fait venir du latin trivium, le croisement de trois chemins, ceux de Saint-Vaast, de Strépy et d'Estinnes, qui se rejoignent presque au centre du village. On l'explique aussi par les trois cours d'eau qui le traversent : la Haine, la Princesse et le Rieu des Estinnes. L'idée d'une bataille entre les Trévires et les légions romaines n'est en revanche appuyée par aucun texte.

Un port romain sur la Haine

Des fouilles laissent penser que les Romains ont creusé un port artificiel sur la Haine pour faciliter le commerce de la chaux, et un four à chaux de l'époque romaine a été mis au jour au village.

La grande nécropole mérovingienne

Entre 480 et 610 environ, les habitants de l'époque mérovingienne enterrent leurs morts sur un hectare de terrain, aujourd'hui rue Franklin Roosevelt. C'est la plus grande nécropole mérovingienne connue en Belgique : 385 tombes.

Elle est fouillée une première fois de 1908 à 1910 à l'initiative de Raoul Warocqué, puis en 1973-1974 par Germaine Faider-Feytmans, du musée royal de Mariemont. Les tombes de femmes renferment de nombreux bijoux en or ; celles des hommes, plus grandes, des haches de guerre, des épées, des fibules, des flèches et des lances. L'une d'elles contenait un casque en fer, une rareté : tous les autres casques connus de cette époque en Belgique sont en bronze. Ces trouvailles sont exposées au musée royal de Mariemont.

Seigneurs et barons

La seigneurie principale passe entre plusieurs grandes familles : celle de Trivières, puis celle de Namur à partir de 1400, de La Hamaide à partir de 1670, de la Barre en 1740, van Brocchem, de Looz-Corswarem en 1754 et enfin de Wolff de Moorsel. Elle devient ensuite une baronnie. À côté, de plus petits domaines se partagent le territoire : le fief de Solis, la seigneurie de Rebecq et des terres de l'abbaye de Saint-Feuillien du Rœulx. Les armes de la commune sont dérivées de celles des La Hamaide.

En 1664, la chapelle Notre-Dame du Puits est élevée au village.

Le charbon du Quesnoy

Le sous-sol est riche en houille. En 1786, l'exploitation est concédée à la Société de Saint-Denis-Obourg, puis vendue à la Société du Bois-du-Luc, qui garde les concessions jusqu'en 1822. Le grand puits du village est celui du Quesnoy, relié par une voie ferrée au charbonnage du Bois-du-Luc ; son terril marque encore le paysage. Plusieurs brasseries et un petit atelier de construction complètent l'activité du village.

Au début du XIXe siècle, la famille de Wolff de Moorsel fait construire un château. L'église Saint-Martin, néogothique, est bâtie en 1876 sur les plans de C. Muller et ouverte au culte en 1878.

Trivières aujourd'hui

En 1912, le château est vendu à la Société des Charbonnages du Bois-du-Luc ; la commune le rachète en 1917. Il accueille aujourd'hui le Centre régional d'action interculturelle du Centre, une antenne du CPAS et une bibliothèque. Commune à part entière jusqu'à la fusion de 1977, Trivières fait depuis partie de La Louvière.

Pour meubler et décorer sa maison, le magasin Meubles Vanca est installé au village.

Vous connaissez l'histoire de Trivières ?

Cette page est écrite à partir de sources publiques et elle peut toujours s'enrichir. Vous avez une information, un souvenir de famille, une vieille photo ou une carte postale ? Vous avez repéré une erreur ? Écrivez-nous : chaque information est vérifiée avant d'être ajoutée, corrigée ou retirée.

[email protected]